Pour qui ?
Dans la série " De qui on se fout ?" ....
L'ère du doute pour les uns
Ce n'est pas la joie. Mais cela pourrait être tellement pire. C'est ce qui semble animer l'opinion au
sortir de 2008. La courbe de la morosité s'inverse. Comme si la période des fêtes était propice à une remontée du moral.[...]
Tout ne monde ne réagit pas de la même façon. Ce sont les cadres supérieurs et les professions libérales qui ont le meilleur moral (51 %), surtout les sympathisants de l'UMP (53 %). En
général, les jeunes (44 % des moins de 35 ans) expriment un optimisme supérieur à celui de leurs aînés. Et les habitants d'Ile-de-France sont plus optimistes que la moyenne
(41 %).[....]
Nous sommes dans l'ère du doute. Seuls 43 % des Français comptent sur le gouvernement pour agir en faveur de
l'intégration des personnes issues de l'immigration, seuls 33 % lui font confiance pour lutter contre le chômage et 30 % seulement croient en son action pour lutter contre la pauvreté
et l'exclusion. Quant au pouvoir d'achat, seul un petit quart des Français croit que le gouvernement y pourra quelque chose...[...]
Article complet sur Ouest France Dimanche
L'ère de l'affairisme pour les autres
I. Parmi les vagues de licenciements ou de « départs volontaires » les plus massives, nous avons ciblé dix grandes entreprises
et multinationales. Additionnés, les emplois qu’elles s’apprêtent à détruire représentent plus de 40% des 52.700 suppressions de postes annoncées ou redoutées au 1er décembre 2008 (soit 22.357
victimes de « restructurations »). Loin de connaître les réelles difficultés économiques que rencontrent des centaines de PME, ces dix entreprises affichent un « résultat net »
en 2007 qui oscillent entre 700 millions et 8 milliards d’euros.[...]
En 2008, pour les entreprises qui ont publié leurs bénéfices (pour le premier semestre ou les neufs premiers mois), ce résultat net reste très honorable malgré la récession.[...]
Au regard des dividendes versées aux actionnaires, ni l’industrie automobile, ni la vente par correspondance, encore moins la sidérurgie, ne semblent en crise. Malgré la fermeture provisoire de ses
usines et une chute de la production, Renault devrait cependant assurer à ses actionnaires (dont l’Etat) le niveau de leurs dividendes perçus en 2007 (860 millions d’euros). Arcelor-Mittal se
permet même de les augmenter malgré la suppression de 9.000 emplois à travers le monde [...]
Les rémunérations des dirigeants ne semblent pas souffrir non plus de la terrible crise. Tous perçoivent de généreux émoluments supérieurs à un million d’euros annuel [...]
Article complet et tableaux de chiffres sur Basta !
II. Au moment où la question du « retour à l’Etat » est presque partout posée, comment ne pas se demander quels intérêts il sert ?
La corruption politique prend aussi des formes que la loi ne sanctionne pas.[...]
En juillet dernier, Le Point, un magazine dont l’hostilité à M. Nicolas Sarkozy ne constitue pas la marque de fabrique, a rendu publics un certain nombre de ses propos hauts en
couleur. Le président français aurait détaillé ses projets comme suit : « Alors moi, en 2012, j’aurai 57 ans, je me représente pas. Et quand je vois les milliards que gagne Clinton,
moi, j’m’en mets plein les poches ! Je fais ça pendant cinq ans et ensuite je pars faire du fric comme Clinton. Cent cinquante mille euros la conférence ! » Après la
case « présidence », la case « conférences ».[...]
Quand le pouvoir constitue tantôt l’étape nécessaire d’une carrière lucrative dans les affaires, tantôt le refuge d’hommes d’argent en quête d’un second souffle, peut-on encore espérer que les
premiers responsables de la crise pendront la part qu’il leur revient dans le règlement de ses dégâts ?[...]
Pour finir, une petite vidéo trouvée via le rocrocodile kinepeuthe. Panafieu évoque les
retraites mais refuse de parler du régime particulier des députés.
Par Hypos
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