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Jusque-là, les journées te semblaient interminables sans lui. Vingt fois par jour tu l'appelais. Tu buvais ses paroles, voyais le monde à travers ses yeux, te laissais bercer par les
belles histoires qu'il te racontait. Il te disait "lutte" et tu luttais. Il te disait "attends-moi" et tu attendais. Il te disait "crois-moi" et tu le croyais.
Comme c'est bizarre la vie !
Car tu avais déjà croisé sa route à plusieurs reprises. Tu l'avais à peine remarqué. Mieux, il te semblait gauche, presque ridicule, prisonnier de sa famille et de sa belle-famille dont tu
n'appréciais ni les choix ni les agissements.
Pourtant, un jour, tu as posé sur lui un regard différent.
Un jour il s'est mis à parler et tu as découvert tout un monde de possibles. Il t'est apparu courageux, intègre, solitaire, déchiré. Et tu l'as tout à coup aimé pour cela. Il t'a promis un
monde meilleur et tu l'as cru. Et pendant des mois, malgré les déceptions et les déchirures, tu es restée prés de lui pour le soutenir et l'aider.
Ah mais il y avait aussi tous ces moments magiques !
Ces moments où vous vous sentiez si proches l'un de l'autre. Ces moments où, par un mot, il exprimait si bien ce que tu ressentais en silence. Ces moments où il t'offrait de grandes fêtes de
retrouvailles. Ces moments où il applaudissait à ce que tu faisais.
Pendant des semaines, tu as donc vibré au rythme de ses humeurs, tenté de lui complaire, orienté a vie en fonction de ses demandes, espéré ses maigres caresses, partagé ses affres, soutenus ses
projets. Tu étais pleine de lui, nourries de ses projets, portées par ses espoirs.
Oui comme il faisait bon vivre à ses cotés, dans un tourbillon de rencontres nouvelles et de discussions nocturnes. La maison en construction, les murs à repeindre, les meubles à
choisir !
Et puis, il y a eu ces premières fois.
La première fois où, en te réveillant, tu t'es demandé
furtivement et sans même réellement prendre conscience de cette pensée, ce que tu faisais près de lui.
La première fois où tu n'as pas eu envie de parler de lui à des amis qui voulaient le rencontrer. Tu avais un peu honte, tu ne sais pas pourquoi. Tu n'étais plus très sure qu'il allait les
séduire, plus très sure d'avoir fait le bon choix. Mais, de retour dans ses bras, tu as oublié l'incident.
Et puis la première fois où tu as préféré, un soir, rester avec d'autres plutôt que de courir le rejoindre.
La première fois où, invitée à dîner dans sa famille, tu as regretté que ce ne soit pas la tienne. La première fois où tu t'es rendu compte que toujours, parmi eux et malgré tes efforts pour leur
plaire, tu serais le vilain petit canard. La première fois où tu as remarqué que cette famille se faisait de moins en moins discrète, de plus en plus féroce. La première fois qu’il ne te
défendait plus, qu’il lui laissait la place d’honneur à table, qu’il préférait ses choix aux tiens. Des choix qui étaient l’inverse de ce que tu aimais, de ce que tu étais.
Et puis, il y a eu ce jour où tu as commencé à regarder ailleurs. Tu savais que c’était déjà fini. Que tu restais par habitude ou par solitude ou parce que, tout simplement, hors lui, tu
n’avais rien gardé et qu’il n’y avait rien de mieux.
Alors, tu as pleuré tes espoirs déçus.
Tu as pleuré le temps perdu.
Tu as pleuré très fort car tu t’étais trompée de route. Tu as pleuré car, tout simplement, tu n'y croyais plus.
Et tu t’es sentie tellement, tellement fatiguée….
Triste et magnifique parrallèle de la politique et de l'amour.
Courage !
Bienvenue au club des espoirs brisés.
Tahar, coeur de Lyon
Décidemment, en politique comme en amour je suis aveugle et bien trop idéaliste ;)
Peut être que dans un club de tricot ou de macramé, je serai plus à mon aise ?
@Mip
C'est la perpétuelle même histoire...An politique comme en amour, être "Trop", quelle calamité !
@Aux Garçons
Vous avez toujours du coeur : Bravo ! gardez-le et gardez-vous ;)
Aujourd'hui je n'ai plus un sou parceque depuis 9 mois je ne fais que bosser gratos pour le Modem, j'ai passé l'été à réfléchir pour FB au lieu de me bronzer la couenne, j'ai été menacée d'expulsion du Mouvement à mots à peine couverts par des élus locaux auxquels mon blog déplait, mes meilleurs potes - comme Laure - sont priés de retourner jouer avec leurs seau et leur pelle dans leur cour de récréation, on n'a pas eu un merci, un regard, un petit mot, pour nous dire qu'on avait bien travaillé au projet de FB. Pire : On nous prend pour des traitres et des empécheurs de touner en rond !
Moi, je n'ai jamais voté à droite de ma vie.J'étais prête à faire des concessions pour de bonnes raisons et avec de gens honnêtes. Mais la grande soupe municipale ne passe pas. Je ne donnerai pas une voix à des types qui soutiennent la politique de Sarkozy ou qui ont quitté FB pour trouver une niche au pied du monarque. Je ne me suis jamais déjugée de ma vie et ne vais pas commencer aujourd'hui pour une poignée d'élus, trois francs six sous ou l'espoir d'être un jour élue à la fédé !
Je n'ai aucune ambition politique si ce n'est de participer aux changement de la société dans laquelle on survit. Or avec ce que je vois aujourd'hui, je ne peux plus croire que nous allons y arriver car l'éternel schéma politicien se reproduit au sein du Modem tel qu'il est présent partout en politique. Ce n'était vraiment pas la peine de créer un nouveau parti et de nous proposer de réfléchir tant et plus à une nouvelle organisation pour y retrouver en final le même fonctionnement qu'ailleurs.
Tout simplement je n'ai plus "envie" de jouer le jeu. Cela ne m'amuse plus d'aller jouer les Jeanne d'Arc et d 'ailleurs, parmi ceux qui ont rejoint le mouvement dans les mois récents, qui a encore envie de le faire ?
Il y a ceux qui vont poursuivre "en dedans" en s'accommodant des effluves malodorantes soit parcequ'ils viennent de l'UDF et que finalement ils sont habitués, soit parcequ'ils ont plus de résistance que moi et qu'ils mettront plus longtemps à lâcher le morceau. Il y a ceux qui vont continuer à se battre dehors en rejoignant des troupes isolées. Il y a ceux qui vont rester contents parcequ'ils ne se sont pas engagés assez pour sentir la puenteur des sommets, ou parcequ'ils ne savent pas ce qui se passe ou parcequ'ils sont tous concentrés sur la campagne municipale de leur bled et se contrefichent de ce qui se déroule hors de clochemerle.
Lorsque je verrai l'ami FB prendre enfin de bonnes décisions au lieu d'aller battre la campagne à Pau en s'asseyant sur ses promesses de non-cumul, lorsque j'observerai qu'il reconnaît les compétences et s'entourent de professionnels, lorsque je constaterai que sa ligne politique n'est pas contredite par les agissements de ses proches, alors, je reviendrai peut-être.
Pour l'instant, je vais retourner m'occuper de mes oignons.
Je comprends ton abattement. Mais si tu abandonnes, ils auront gagné. Alors tu as sans doute raison de prendre du champ et de prendre du temps pour toi afin de retrouver un équilibre. Mais ne les laisse pas gagner.
Je te livres le poeme qui m'avais bien aidé après l'échec aux européennes :
http://www.imagesetmots.fr/pages/litterature/poeme_kipling.htm
Je t'embrasse.
http://www.mon-rouen.fr/commentaires.awp?blog=5&id=146
http://laureleforestier.typepad.fr/blog_de_laure_leforestier/2007/12/les-jeux-sont-f.html )
Je voulais juste te dire que nous sommes attachés à toi, et que les vieux manipulateurs n'auront pas notre peau.
Je vais te confier quelque chose, je suis un homme. De droite. Profondément de droite. Mais justement, je pensais que nous pouvions travailler ensemble. C'est la raison qui m'a fait rejoindre Bayrou il y a un an, quand il était au plus bas dans les sondages. J'ai travaillé comme un damné, bien plus qu'il n'en fallait. Parce que, naïf que j'étais, j'y croyais aussi. Aujourd'hui, un an, après cette campagne,après cet entre deux tours ridicule, ces législatives catastrophiques, j'ai quitté l'entreprise. Je suis définitivement dégoûté. François Bayrou est un homme de pouvoir comme les autres. De droite ou de gauche, il s'en fiche, pourvu que le pouvoir lui revienne. Eh bien, comme toi, je refuse cet état de fait. Il a donné de l'espoir. Rien n'est pire que l'espoir déçu. Il devra en rendre compte devant le tribunal de l'Histoire. S'il pense avoir quelque chance que ce soit en 2012, il se fourre le doigt dans l'oeil jusqu'à l'os. Plus personne ne lui fait confiance désormais. C'est terrible. L'échec patent nous atteint tous, bien plus que ce qu'il ne peut même imaginer. Tout cela se paiera. Cher. Très cher.
Prends soin de toi.
Amicalement,
Raphaël Ader.
Ce n'est pas raisonnable de dire que vous avez rejoint le bateau voici un an car c'est justement le moment où, tant sur le blog de Quitterie que sur le mien, vous êtes venu justement nous dire que six mois plus tôt vous aviez été à fond pour Bayrou, mais que etc...
Autrement dit, vous êtes le militant qui a un passé perpétuel sans avoir jamais eu de présent.
@ Marie-Laure
Je comprends bien vos sacrifices et l'amertume que vous éprouvez, car vous avez effectivement trop donné et la politique ne mérite jamais un tel effort.
Je vous suggère de réfléchir car il serait regrettable que vous quittiez le bateau ; les choses n'ont pas fini de bouger. Comme je le disais dans mon commentaire précédent, la trahison de Mercier va finir par devenir éclatante. Il y a déjà des semaines qu'en en parlant avec Quitterie, nous avons acquis cette certitude. Mais Bayrou y croyait si fort que ça me faisait douter. Imaginez ce que sera pour lui d'être trahi par ce qu'il croit être un vrai ami, le départ des sénateurs, d'autres problèmes logistiques et organiques en perspective, tout cela est lourd aussi.
Si les militants qui se sont engagés pour les principes défendus par Bayrou, cela dépend avant tout d'eux.
Alors ce qui est vrai, c'est que vous devez d'abord penser à vous-même mais je crois que ce serait bien que vous gardiez quand même un peu de temps pour aider à faire bouger les choses.
Cela dit, je crois que nos "adversaires" sont trop bien aidés à l'intérieur du Mouvement lui-même.
Crier haro sur les journaleux vendus ou sur Sarko manipulateur ne sert à rien : il faut aussi pouvoir regarder la vérité en face.
Et la vérité c'est que les meilleurs ennemis du Mouvement démocrate nouveau-né sont à l'intérieur du système qu'ils vérouillent.
Sortir du système n'est pas laisser la place aux adversaires. C'est constaté que je me suis trompée de lieu. A force de vérouiller les commandes et d'étouffer la voix démocrate, le Modem risque de devenir une coquille vide. Or je n'ai pas vocation à me sacrifier ad vitam eternam pour rien.
Je prends donc le recul nécessaire qui me permettra d'observer les choses avec plus d'acuité, de ne pas me déjuger, et de soutenir néanmoins les personnes qui sont de véritables démocrates, qui continuent de se battre pour cette belle idée et qui méritent que l'on se décarcassent pour elles.
Une chose est sure Hervé, Bayrou n'est pas l'homme de la situation. Je me disait qu'il serait porté par la vague orange pour nous faire un parti démocratique mais là il freine des 4 fers et le pire c'est juste pour ne rien faire...Faut le faire !
Bayrou c'est Isnogood de chez Iznogood.: Beau discours mais aucun semblant de début de perspective de quelque chose qui ressemblerait à une action ...
Bayrou c'est la flèche de Zénon d'Elée érigé en dogme pour toute action politique...
Tu le montes ton blog où tu continue à pleurer toute la misère du monde chez les autres ?
Chère Marie-Laure,
Tu écris bien, j'aime ta plume, j'aime ton enthousiasme et ton entrain... ton style direct, ton honnêteté...
Mais je pense que tu as mélangé deux choses qui ne sont pas compatibles: la politique et l'amour.
C'est pour cela que tu es déçue, Raphaël aussi, lui qui avait espéré trouver un père...
Mais il faut laisser la politique dans le domaine des faits et non des sentiments.
Pour moi, si je me suis engagée dans le Mouvement Démocrate, c'est pour l'analyse et la vision de F. Bayrou, pas pour ses beaux yeux.
J'avais écrit un jour que je n'attendais rien de lui, mais que je m'engageais parce que j'ai trouvé son analyse juste et pertinente sur la France, l'Europe et le monde, et ce non pas sur le court terme - les prochaines élections - mais sur le long terme. Je m'étais fait alors incendier par certains.... mais je maintiens...
C'est cette vision que je partage car elle est mienne. Pour moi, F. Bayrou n'est que le porte-parole connu de mes idées.
C'est pourquoi je poursuis l'aventure, car j'ai envie que ces idées gagnent - pour mon fils et sa famille, pour l'avenir de notre pays.
Voilà. Moi aussi j'ai beaucoup donné dans cette aventure, mais c'est MON aventure et non pas uniquement celle de F. Bayrou.
Alors je poursuis, sans y mêler de sentiments. Car dans cette bataille, il faut garder la tête froide.
Amitiés
Danièle
Je t'explique : c'était une simple analogie ;)
Je ne voudrais pas que l'on puisse s'imaginer un instant que je suis tombée en pamoison devant FB lors de notre petite rencontre, ou pire encore, en l'ayant écouté lors d'une émission sur TF1 !
C'est un peu rapide de dire que c'est ce qui fait que je suis déçue ..Quant à cet histoire de "père" que tu flanques en travers le visage de Raphael, voila le genre d'explication à l'emporte-pièce que je trouve personnellement à la fois grotesque et grossière.
Non seulement tu n'es pas psychiatre, mais de surcroit tu ne connais pas ma vie et nous n'avons jamais précisément parlé du sens de nos engagements politiques respectifs.
C'est exactement leur type d'argumentation digne du "bistrot des amis" qui fait avancer le Mouvement vers la pondération et l'intelligence....
Je précise que ce genre de considérations psychologiques à deux balles participent aussi à ma déception globale.
Peu importent mesmotivations profondes, lerésultat, c'est bien que je me suis trouvé confronté à un fonctionnement erratique. Ce que lon peut penser de moi m'importe peu. C'esst bien de l'avenir de nos gosses dont tu parles et qui m'importe le plus. Je n'ai pas le sentiment que Bayrou et Sarnez n'en aient jamais eu cure. On verra quand il s'agira de renouveler la carte d'adhérent au MoDem. Là, on se marrera bien. Il n'empêche, s'il est bien une personne avec qui je n veux pas me disputer, c'esttoi. Donc, je ne poursuivrai pas plus avant cett discussion qui ne concerne que des adeptes et pas des citoyens éclairés.
Bien amicalement,
RA.
A la demande de Raphaël, j'ai effacé trois messages.
Comme je vous l'ai dit l'an dernier, je ne me rappelle absolument pas de vous à la mairie du XVIe. Quant à votre hypothétique militantisme, je n'en ai aucun élément non plus.
Les lus que vous citez à la mairie du XVIe (dont plusieurs sont en fait conseillers de Paris sans spécialité organique, justement) appartiennent non seulement au MoDem, mais aussi à l'UMP, par conséquent, je ne trouve pas votre démarche cohérente et je la trouve pour tout dire suspecte.
@ Marie-Laure
Je crois quant à moi que ce sont les adversaires du projet démocratique qui sont en train de quitter le MoDem en tentant d'y pratiquer la politique de la terre brûlée. Partir en même temps qu'eux, c'est leur donner raison.
Chère Marie-Laure,
J'ai lu ce beau billet. J'ai lu et je ne juge pas.
Nous ne nous connaissons pas beaucoup, sinon par la blogosphère, et c'est pourquoi je ne dirai ni "tu as raison de tout plaquer", ni "il faut rester à tout prix!".
Au contraire! En bon centriste (je sais, il ne faut plus dire cela. Mais j'ai commencé à l'UDF, ça laisse des séquelles! lol)
Je n'ai que vingt ans mais il y a quelque chose que j'ai déjà bien compris en politique: il faut des phases digestives. On avale des couleuvres (et aussi quelques vipères...). Au début, on s'énerve mais on lutte. Puis, lassé, on plaque tout. En fait, c'est le temps de la digestion. Il faut prendre le temps, laisser passer les choses un moment. Prendre du recul, penser à soi. Certains disent passer son tour. Parce que l'on ne se sent ni prêt ni motivé. Et c'est arrivé à des personnalités de premier plan. Mitterrand n'a-t-il pas passé son tour en 1969?
Mais quand la mouche de l'engagement nous a piqué une fois, alors, on est contraint, à un moment ou un autre, de revenir! Je n'ai jamais connu ces "phases digestives" jusqu'à présent (ou peut-être une fois mais rien de vraiment intéressant). Mais je les ai observées chez d'autres. Et ils sont toujours revenus motivés, avec un moral d'acier et plein d'idées!
Alors, courage! Peut-être que ce sera une semaine "sans". Peut-être même un, deux mois. Ou une année.
Mais l'agitation et la ferveur militantes, elles ne disparaissent pas comme cela!
En latin, pour dire "au revoir" aux gens, on dit "vale". Ce qui signifie aussi "prends soin de toi".
Donc, vale! Et à bientôt, j'en suis convaincu!
Nicolas
Chère Marie-Laure,
quand on a ce regard-là sur l'autre, quand on a cette délicatesse-là, on est toujours coupable d'être candide, naïve, innocente. Et c'est vrai pour tous ceux qui ont cru en quelqu'un. Car l'innocence et la foi en l'autre sont toujours risible pour le monde, et parfois même pour l'être aimé. Rien n'est pourtant plus précieux que la confiance et l'innocence. "Malheur à celui qui scandalise les enfants", les enfants de tous âges que nous sommes tous lorsque nous avons confiance en l'autre ! Mais il y a une chose sûre: que l'autre nous déplaise radicalement nous évite de prolonger l'erreur, de vivre cette fois un vrai drame. Finalement, malgré la blessure, merci à cet autre qui se révèle aussi vrai qu'il aurait voulu ne pas l'être.
Pense un peu à toi, reprend cette liberté que tu aimes tant, sois libre, libre !
Je t'embrasse.
Rémy
Tu as bien raison de me dire "Vale" car c'est exactement ce que je vais faire : souffler, digérer les couleuvres, observer ce qui se passe en me détachant de l'action immédiate, soutenir des projets plus "frais", voir la vie en d'autres couleurs que le orange ;)
Je "raccroche" pour un temps donc ;)
@Rémy,
Je t'embrasse.
@Farid
Comment vas-tu ce matin après nos échanges d'hier sur ton blog ? Je t'embrasse aussi.
@ Marie-Laure:
Merci de ton commentaire abrupt :-(( j'avais cependant bien compris l'analogie - mais... elle n'est pas anodine si tu l'analyses objectivement.
Ton refus d'accepter ma vision de ton message ne me choque pas. Il est normal. Il faut laisser le temps au temps... Et quand tu auras vécu hors du MoDem, quand tu reviendras - si tu y reviens jamais - tu trouveras sûrement qu'il vaut mieux poursuivre, car rien n'est parfait et rien de durable ne naît en quelques jours ou quelques mois...
Bonnes vacances du MoDem... prends longtemps pour te ressourcer...
@ Raphaël:
Sur le fonctionnement erratique, je suis d'accord avec toi.... Cependant, juste un petit conseil: Tourne la page, pour vivre libre :-))) ne reviens plus sur cette aventure UDF-MoDem, fais une césure nette et définitive, car tu y as mis trop de sentiments - et je sais ce que je dis car nous nous connaissons un peu. La rancoeur te fait plus de mal à toi qu'à ceux auxquels tu en veux - à tort ou à raison. Si tu ne coupes pas en toi ces sentiments de vendetta, ils vont de ronger et te détruiront toi plus que ceux que tu veux atteindre. Fais plutôt quelque chose de constructif. Construis-toi une vie de réussite, c'est faisable hors de la politique. Car elle te fait du mal. Amitiés
@ Nicolas:
Je pense exactement comme toi. Certains s'engagent à fond - au-delà de leurs limites (et je n'en suis pas loin) - et ont un retour de bâton car les sentiments forts, l'espoir, suscitent des attentes irréalisables.
Un mouvement politique avec un long passé et des gens qui s'y sont engagés corps et âme parce qu'ils y croyaient ne peut pas faire table rase de ceux-ci comme si tout était neuf. Il faut une évolution des pensées et des coeurs, et cela ne se fait pas en quelques mois.
Le temps fera décanter les choses, les uns poursuivront leur engagement, les positions deviendront plus claires.
C'est comme lors d'une greffe. Mon père en faisait souvent dans notre jardin. C'est TOUJOURS le greffon qui donne à l'arbre son fruit. La souche, le tronc, ne servent qu'à donner la vie et une partie du fruit. Mais le fruit final, sa variété, son goût, viennent du greffon.
Les nouveaux adhérents sont le greffon et cela ne restera pas sans conséquences pour l'arbre et le fruit.
En ce qui me concerne, je poursuis l'engagement, contrairement à beaucoup de ceux que je lis ici, je n'y mêle aucun sentiment. C'est pour moi un combat d'idées et ma détermination à les faire émerger et vivre est intacte.
Je te remercie Danièle pour ta sagesse et tes paroles apaisées et apaisantes.
Que chacun agisse en son âme et conscience, mais je crois qu'il faut être vigilant à ne pas vouloir entraîner tout le monde dans son sillage, dans un sens comme dans l'autre.
Que ceux qui se sentent de rester restent, en respectant ceux qui partent. Que ceux qui veulent partir partent, en respectant ceux qui restent. Il n'y a rien à juger. Nous vivons quelque chose de profond dans cette aventure de MoDem (en tout cas tous ceux qui s'y sont impliqués vraiment), et il est normal que ça nous brasse à un niveau personnel.
Sans doute faut-il que apprenions à prendre le plus de recul possible au niveau personnel (détachement), afin de pouvoir agir et contribuer pleinement en faveur de la démocratie (modem ou ailleurs), de façon impersonnelle. Se mettre à la disposition d'un idéal qui nous dépasse et dans lequel on croit, sans rien chercher à gagner au niveau personnel. C'est difficile !..........
Je te remercie de laisser ton témoignage sur ce billet et de tempérer ainsi certains autres message.
En lisant mon blog, tu verras que cela fait longtemps que je m'interroge et que je reparts ensuite. ..Jusqu'au jour où je décide de prendre un peu le large.
Tu constateras que je suis absolument d'accord avec le fait que les décisions individuelles sont toutes légitimes, quelles qu'elles soient, et que les sentiments exprimés le sont tout autant.
La seule chose que je n'accepte pas sur ce blog, sont les jugements de valeurs entre internautes lecteurs.
Pour le reste, je ne peux que me réjouir que certains aient encore la force de continuer à défendre la démocratie en interne. Et je pense également qu'il est intéressant que d'autres puissent aller respirer un peu ailleurs, élargir leur champ d'horizon et nourrir la reflexion par leurs apports du "dehors".
En phase avec les commentaires 7 et 14, mais paradoxalement aussi avec les 6, 8, 9, 11, 13, 17 (seconde moitié), 22, 28...
J'envisage une mise en retrait provisoire, une sorte de parenthèse, jusqu'au 17 mars (avec éventuellement une implication ultra-locale dans la campagne de terrain, si le candidat et son projet me conviennent et s'ils ont besoin de petites mains). Ensuite seulement, les choses sérieuses commencent vraiment. ICela commencera par les votes en interne, d'où l'importance de conserver sa carte si on veut avoir une chance de faire bouger les choses. (Et n'oubliez pas non plus les élections internes de janvier)
Nous mettre en retraite au vert quelque temps ne nous empêchera pas de nous rencontrer lors d'un café démocrate parisien j'espère ;)
"Il n'y a plus guère de remède au mal, quand les vices d'hier sont devenus les moeurs d'aujourd'hui"
et Victor Hugo :
"Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent; ce sont
Ceux dont un dessein ferme emplit l'âme et le front.
Ceux qui d'un haut destin gravissent l'âpre cime.
Ceux qui marchent pensifs, épris d'un but sublime."
Marie-Laure, que ce recul nécessaire te permette de "lâcher prise".
Nous sommes nombreux à croire possible de faire de la politique autrement, à s'engager pour cet idéal sans projet de carrière, uniquement dans l'intérêt général.
Nous le faisons chacun à notre manière et il existe mille et une autres façons d'être en accord avec soi-même, peut-être pas encore en politique.
Vas et sois toi-même
Mais ça risque d'être bien difficile avant 2008...
A moins que... Y a-t-il un café démocrate à Paris ce mardi 18 ? J'avais ça en tête mais je ne retrouve rien à ce sujet... Encore un bug dans le tapioca qui clapote entre mes deux oreilles ?